Réparer un t-shirt avec un vieux bas: la matière première est partout

Vous aussi, vous avez des bas qui sont partis pour la planète des bas perdus, laissant derrière leur douce-moitié? Je vous propose une façon de réutiliser ceux qui sont laissés derrière pour une réparation express et budget.

L’aisselle de ce t-shirt nécessitait un petit renforcement, tel qu’illustré par les deux trous sur l’image. Comme peu de gens risquent de voir cette réparation j’ai opté pour une réparation rapide, avec ce que j’avais sous la main, soit un vieux bas usé à la trame à plusieurs endroits. Je dois vous avouer que je trouvais plutôt amusant de réutiliser un vieux truc que Monsieur venait de me recommander de jeter aux poubelles!

Pourquoi ça fonctionne? Les deux tissus sont tricotés, un peu extensibles et environ de la même épaisseur. Je vous ai fait cette petite démonstration à l’aisselle, car c’était la réparation que j’avais sous la main, mais vous pourriez bien sûr appliquer la même technique à d’autres endroits.

Fermer le trou

Afin de garder la forme du vêtement, on referme le trou. Simplement, on rapproche les deux côtés du trou. On fait un point d’un côté du trou, puis de l’autre et on alterne ainsi sur toute la longueur du trou. Puis on tire sur le fil pour refermer. Cela fonctionne bien si le trou n’est pas trop gros et que l’on travaille avec un tissu tricoté et non tissé, puisque ces derniers auront tendance à se défaire.

Découper un renforcement

C’est ici que le bas entre en scène: on en découpe un morceau suffisamment grand pour couvrir le trou renforcé et un peu plus. En général je compte une marge d’au moins 1 cm tout le tour du trou. Pour un trou refermé de 2 cm de long, je découpe donc un morceau de 2 cm de largeur par 4 cm de longueur. J’ai pris soin de ne pas utiliser le haut du bas, qui généralement est tricoté en côtes et a une texture différente, plus épaisse que le reste du bas. Cela évite d’ajouter beaucoup d’épaisseur qui pourrait être inconfortable à l’aisselle.

Nul besoin de repasser ou de faire un bord à notre renforcement: il est en tissu tricoté et ne devrait pas se défaire à une grande vitesse. Certes, ça pourrait être plus élégant, mais ceci est une réparation express!

Sécuriser le renforcement

Ce magnifique renforcement fait à 100% de vieux bas doit maintenant être placé au bon endroit (à l’intérieur du vêtement) et tenu en place. On voudra coudre des points sur la longueur et la largeur du renforcement pour qu’il suive bien les mouvements du vêtements, particulièrement puisqu’il se situe dans l’aisselle. Je n’avais même pas de fil vert sous la main, j’ai utilisé un fil qui contraste. J’ai fait une petite couture supplémentaire autour du trou, ce n’était peut-être pas nécessaire mais comme l’aisselle subit beaucoup de tensions je n’ai pas pris de chances.

En moins de quarante minutes, le tour est joué et ce chandail s’est probablement gagné quelques années de vie supplémentaires!

Renforcer un chandail de laine: une technique passe-partout

Une seule maille est suffisante pour ruiner votre chandail de laine adoré. Par un hasard incroyable, Monsieur a réussi à briser bien exactement une maille sur le coude d’un chandail de laine, ce qui permet de démontrer de façon très concrète que: la force d’une chaîne dépend de son maillon le plus faible. Trêve de proverbes douteux à saveur managériale, si vous avez un chandail de laine à réparer, c’est le projet idéal pour les débutants. Il faut à peu près zéro équipement et vraiment très peu de connaissances en tricot. C’est aussi assez rentable comme réparation, étant donné qu’un bon chandail de laine est assez cher et qu’il vous faudra pour environ 10$ de fournitures.

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Mouchoirs réutilisables: comment les adopter en douceur

Maintenant que j’ai expliqué pourquoi acheter des mouchoirs réutilisables dans le commerce n’est pas nécessairement une bonne option pour la planète, je sens la responsabilité de fournir une proposition de rechange. Je vous partage ci-dessous comment j’ai développé ma flotte de mouchoirs en essayant de l’adapter à mes besoins sans trop me casser la tête. C’est aussi possible que les mouchoirs réutilisables ne soient pas pour vous, comme je l’écrivais: tout dépend de vos habitudes. Si vous avez des doutes, j’espère que cet article vous aidera à y voir plus clair.

Le bon moment

J’ai commencé mon aventure avec trois mouchoirs réutilisables que j’ai fabriqués parce que je cherchais une option pour réutiliser un haut en coton avec une tache bien en vue. Il nous restait alors plusieurs boîtes de mouchoirs à la maison, ce qui s’est finalement avéré très pratique. Ces boîtes restantes nous ont donné l’occasion de tester les mouchoirs jetables et les réutilisables pour voir si ça nous convenait. Nous avons pu coudre graduellement des mouchoirs supplémentaires à partir de restes de tissu, sans stress. J’ai testé différents tissus, différentes tailles et différentes techniques. Éventuellement, nous avons utilisé tous les mouchoirs jetables qu’il nous restait (les dernières boîtes ont été particulièrement longue comme on s’imagine) et nous n’utilisons que des mouchoirs réutilisables désormais.

Le tissu

J’ai identifié au cours de mes réflexions, lectures et tests, trois critères pour choisir un bon tissu pour vos mouchoirs. Je m’avancerai même jusqu’à dire qu’ils sont classés en ordre de priorité:

  • Le tissu a déjà servi (c’est l’une des conclusions du premier article de cette série) – pensez à des draps, vêtements accessoires qui ont de petits défauts (tache, déchirure, trou, déformation), les options sont nombreuses
  • Le tissu est doux pour votre nez (car on veut utiliser nos mouchoirs longtemps) – un choix personnel!
  • Le tissu est absorbant (le but reste d’absorber du mucus)

Quelques précisions sur le dernier point, surtout pour la composition et les motifs:

Sur la composition, la plupart des blogues vous recommanderont absolument un tissu fait à 100% de coton. Si vous utilisez un tissu que vous avez sous la main, il est possible qu’il n’y ait pas (ou plus) d’étiquette ou que vous n’ayez pas de tissu 100% coton sous la main. M’étant retrouvée dans cette situation, j’ai fait le test. J’ai transformé une vieille taie d’oreiller 50% polyester, 50% coton en une douzaine de mouchoirs, en me disant qu’on n’y verrais probablement que du feu. Au contraire, les mouchoirs sont clairement beaucoup moins absorbants que mes mouchoirs faits de tissu à 100% coton et Monsieur les déteste. On peut cependant, à mon avis, remplacer la règle du 100% coton par une règle plus approximative suivante: plus le pourcentage de coton est élevé, mieux c’est. Que le tissu soit un tricot (par exemple un vieux t-shirt) ou un tissu tissé (comme ma vieille taie d’oreiller) ne semble pas faire de différence.

Côté motif, il est préférable d’éviter les tissus imprimés. Effectivement, la fibre du tissu ayant déjà absorbé l’encre d’impression, elle pourrait avoir une capacité réduite à absorber le mucus. Pour reconnaître les tissus imprimés, il sera utile de regarder l’envers du tissu: souvent le motif y sera moins visible ou moins défini.

Le nombre

Le nombre de mouchoirs dépendra de facteurs qui vous sont propres: selon la fréquence à laquelle vous vous mouchez, le nombre d’endroits où vous aimez avoir des mouchoirs dans votre foyer et le nombre de personnes qui y vivent vous arriverez à un chiffre différent. On pourrait dire que c’est un objet assez intime. Si ça peut vous aider, Monsieur et moi avons une « flotte » d’environ 35 mouchoirs, répartis en trois piles. On en manque parfois en période d’allergies et, lorsque c’est le cas, on en confectionne quelques uns supplémentaires.

Faire des mouchoirs demande moins de tissu que je ne l’aurais imaginé, donc comme on dit en bon québécois: ne partez pas en peur. Une taie d’oreiller donne environ 12 mouchoirs. Ne commencez pas par tailler un drap pour ensuite vous retrouver avec une quantité écrasante de découpage ou de couture à faire. Vous en serez dégoûtés et pas plus avancés.

La technique

C’est le sujet le moins pertinent de cet article! À peu près n’importe quelle finition ferait l’affaire, cela dépend seulement de votre niveau de patience, de votre sensibilité à l’aspect esthétique de vos mouchoirs et de l’équipement que vous avez. On prend la décision sachant qu’on gardera les mouchoirs longtemps!

Technique rapide et sans équipement: découper les mouchoirs

On découpe des formes dans le tissu et voilà! Si vous utilisez un tricot (comme votre vieux t-shirt), les bords resteront en bon état. Si le tissu est tissé, ils se déferont progressivement. Si ça ne vous dérange pas, pourquoi se priver?

Technique rapide, mais pas jolie (à la machine à coudre): coudre un zigzag

Après avoir découpé le mouchoir, on coud le contour avec un point zigzag en trois étapes pour plus de solidité (voir l’illustration ci-dessous). Contrairement à la technique précédente, les bords ne se déferont pas même si le tissu est tissé, mais par contre ils seront laids (soyons honnêtes!).

Technique pas rapide mais jolie (à la machine à coudre): faire un ourlet

Après avoir découpé un carré, on replie deux fois les bords de chaque mouchoir et on coud avec un point droit (ou même décoratif si le cœur vous en dit). La technique est assez fastidieuse, mais donnera le plus beau résultat si vous n’avez pas de surjeteuse. J’ai essayé une variété de techniques pour aller plus vite: utiliser un pied à ourlet, faire un bâti d’abord, appuyer sur la pédale de la machine avec plus de vigueur, trouver une autre technique de repassage… Rien n’y fait, c’est long, je vous le garantis. C’est la faute des coins!

Je peux vous proposer trois solutions pour aller un peu plus vite

  • Utiliser davantage le fer à repasser, n’épingler que lors qu’absolument nécessaire. Le premier mouchoir sera plus difficile, mais on y gagne après en avoir fait quelques uns
  • Utiliser la bonne technique pour les coins, je vous recommande ce tutoriel. Les jeux d’angles et les mesures paraissent un peu compliqués à première vue, mais, une fois maîtrisée, la technique permet d’être plus précis sans perdre en vitesse
  • Enrôler la maisonnée. Monsieur, qui ne connaît rien à la couture, a pu me donner tout un coup de main en mesurant et repassant les ourlets. Après tout, il n’y pas que les couturiers et couturières qui utilisent des mouchoirs!

Technique rapide et jolie (à la surjeteuse): surjeter

Je n’ai pas de surjeteuse, donc je ne peux pas en dire bien plus sur le sujet! Je vous conseille le blog de Mars Elle pour plus de détails.

J’espère vous avoir donné assez d’informations pour décider en toute connaissance de cause si le mouchoir réutilisable est pour vous. Sinon, laissez votre commentaire ci-dessous et j’essaierai d’y répondre au meilleur de mes connaissances!

Écolos et rentables les mouchoirs réutilisables? Peut-être.

On voit apparaître partout de jolis petits mouchoirs en tissu inondés d’une aura verte qui nous fait sentir un peu mal d’utiliser le bon vieux mouchoir jetable en papier. Mais les mouchoirs réutilisables sont-ils vraiment « meilleurs » que les mouchoirs jetables?

Tout comme lorsque je me suis intéressée au percarbonate de soude, j’en ai trouvé de toutes les couleurs sur les mouchoirs. Nombreux sont les blogs et les médias qui souhaitent vous convaincre d’adopter immédiatement le mouchoir réutilisable, à grand renfort d’images cauchemardesques de forêts rasées et de tas de vieux mouchoirs souillés. Mais ces recommandations reposent-elles sur des faits?

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Réparer et entretenir son imperméable, probablement le vêtement le moins écologique de votre garde-robe

Tu es confortablement installé dans ta chaloupe entrain de titiller la truite quand la pluie se met à tomber. En toute confiance, tu enfiles ton fidèle imperméable pour te mettre à l’abri. Mauvaise surprise, l’eau semble avoir pénétré dans ledit imperméable, qui te colle à la peau et te donne envie de mettre fin à la journée de pêche incessamment. Et de jeter ton imperméable à la poubelle, ce qui, évidemment, n’est pas nécessaire et pas désirable.

D’abord, c’est relativement dispendieux. Il faudrait payer environ 189$ pour remplacer l’un de nos imperméables de marque Patagonia. Ensuite, Patagonia reconnaît que le traitement au fluorocarbone qui crée l’imperméabilité (et qui est utilisé par plusieurs manufacturiers) est problématique, mais n’a pas trouvé d’alternative viable. Les alternatives réduiraient la durée de vie du vêtement, ce qui crée d’autres problèmes. Avec aucune solution en vue, ça ne donne pas envie d’en acheter un nouveau.

Pour réduire notre impact et nos dépenses, on peut entretenir notre imperméable. On peut même réparer les petits trous tant qu’à y être!

Rerendre un imperméable… imperméable

Comment faire

C’est tellement simple que j’ai cru que c’était trop beau pour être vrai. Il suffit de mettre l’imperméable à la laveuse avec un nettoyant, puis, pour une deuxième brassée, avec l’imperméabilisant. On laisse sécher à l’air et puis voilà, il retrouve sa propriété imperméabilisante.

L’impression que j’ai eue en lisant les commentaires sur les produits est que tous les produits ne s’équivalent pas. Si vous êtes au Canada, celui qui, selon mes recherches, obtient les meilleurs notes et commentaires parmi les produits disponibles est le produit Nikwax.

Je l’ai essayé, un peu hésitante je dois l’avouer, mais (malgré son look un peu démodé) le produit remplit la promesse. Monsieur, qui porte son imperméable tous les jours, 3 saisons par année (automne, hiver, printemps) a constaté l’amélioration, qui s’est maintenue au cours des deux mois depuis le traitement. À voir pour la suite.

Ensemble Tech Wash et TX Direct

Pas très glamour, cet entretien d’imperméable, mais efficace. Pourquoi?

Comment ça fonctionne

Il faut savoir que le tissu imperméable est généralement composé de plusieurs couches. Considérons les deux couches du dessus, soit le tissu extérieur et la membrane imper-respirante qui se trouve juste en dessous.

La membrane imper-respirante est recouverte de petits trous: trop petits pour laisser passer une goutte d’eau, mais assez gros pour laisser passer la vapeur dégagée par le corps. Petit bémol, une goutte d’eau qui entre en contact avec cette surface s’étalera et bouchera tous les petits trous. La vapeur dégagée par le corps restera à l’intérieur du manteau, ce qui le fera coller à la peau et fera penser que l’imperméable laisse passer l’eau. Évidemment, cela n’est pas possible, car comme nous l’avons dit au début, les trous de la membrane sont trop petits. Mais pour l’avoir vécu avec mon imperméable, c’est vraiment à s’y méprendre!

Cette impression a tout à voir avec le tissu extérieur et son ami malicieux: le DWR (durable water repellent, hydrofuge longue durée). On peut imaginer le DWR comme une mer de petits parapluies à la surface du tissu extérieur, protégeant la membrane imper-perspirante. Tant que les parapluies se tiennent à la verticale, tout va bien: contrainte par le DWR, l’eau forme des gouttes au-dessus des parapluies, ceux-ci maintenant une (petite) distance entre l’eau et la membrane imper-perspirante, et la vapeur du corps s’échappe. Après de nombreuses grosses averses et tempêtes, les parapluies peuvent s’affaisser ou s’encombrer de débris: l’eau entre en contact avec la membrane imper-respirante qui ne peut plus laisser sortir la vapeur.

Illustratif de l’effet du DWR

Ici entrent en scène les produits nettoyants et imperméabilisants.

  • Le nettoyant retire les débris ou dépôts qui nuisent à la performance du DWR ou qui, en d’autres mots, encombrent les petits parapluies. Certains fabricants de vêtements imperméables recommandent de ne pas utiliser un savon à lessive régulier, pour éviter que ceux-ci laissent des dépôts, ce qui serait contre-productif. Est-ce vrai? Je devrai le tester.
  • L’imperméabilisant permet de renouveler la couche de DWR (ou en d’autres mots la flotte de parapluie). Certains blogueurs recommandent de nettoyer sans imperméabiliser, il semble que ce serait parfois suffisant. Je n’ai pas testé les deux produits séparément, donc impossible pour moi de vous le confirmer.

Réparer les trous d’un imperméable

Évidemment, les produits nettoyants et imperméabilisants ne sont pas une solution pour les trous qui pourraient se trouver sur un imperméable très usé. Ceux-ci doivent être réparés, par exemple avec une patch. Le produit proposé sur le site de Patagonia est un ensemble de patch de la marque Gear Aid. J’ai donc testé le ruban transparent de la même marque sur nos imperméables qui était beaucoup plus endommagés que je l’avais envisagé initialement.

Le ruban transparent était un choix naturel dans mon cas, avec deux imperméables de couleur différentes à réparer. La clé pour l’achat réside dans la planification. Ne faites pas la même erreur que moi: faites l’inventaire des trous à réparer avant d’acheter le ruban, cela vous évitera de devoir en recommander. Cet inventaire sera en plus utile lors de la pose du ruban pour s’assurer de ne rien oublier. On peut sous-estimer de beaucoup la quantité nécessaire: j’avais acheté un seul ruban alors que j’en ai eu besoin de trois!

Dans cet inventaire, j’ai inclus

  • Tous les trous qui paraissent de l’extérieur
  • Les trous visibles de l’intérieur (si la membrane semble déchirée)
  • Les endroits où le scellant des coutures s’est décollé

En essayant de placer les morceaux de ruban, il vaut mieux éviter de traverser une couture. Cela permet au ruban de mieux adhérer, mais évite aussi de devoir coller un ruban sur une surface courbée (particulièrement aux aisselles). Lorsque possible, le morceau de ruban devrait être 1-2 cm plus haut et plus large que le trou, particulièrement si une déchirure de la membrane est à risque de s’agrandir.

Le ruban n’est pas très difficile à installer, et une fois installé résiste aux intempéries (oui, même à -20C à Montréal en hiver, sous la neige, le ruban résiste). L’emballage vous promet des « réparations presque invisibles », ce qui est à mon avis un peu exagéré. La photo ci-dessous montre les réparations sur l’un des deux imperméables et la variation du fini est très évidente. Le ruban est aussi probablement un peu trop épais pour les endroits à reliefs, par exemple le coin d’une poche (sur la photo ci-dessous) ou l’intersection de plusieurs coutures. Le ruban reste en place pour l’instant à ces endroits plus difficiles, mais semble vouloir se décoller.

Au final je me demande si pour cette application, un simple ruban transparent pour les boîtes de déménagement n’aurait pas fait l’affaire. Question à suivre lors de la prochaine réparation, qui ne sera pas avant quelques années je l’espère.

Et voilà, pour environ 50$ nous avons deux imperméables en bon état et des produits nettoyants pour les garder dans cet état pour plusieurs années!

J’ai cousu: le Tee Shirt de Merchant & Mills

Monsieur a de nombreux t-shirts dans un état se rapprochant du lamentable, certains dont le tissu est usé à la corde. Des remplacements sont nécessaires, mais pas question de se procurer n’importe quoi. Je lui ai donc proposé de lui faire un t-shirt avec les restes du tissu que j’ai utilisé pour coudre le Curlew. C’est un tissu que j’ai acheté en voyage, de toute évidence avec des yeux avides, car je l’ai utilisé pour doubler un panier dans mon appartement, pour coudre le Curlew, pour coudre ce t-shirt et il m’en reste toujours plus d’un mètre. La quantité de tissu que l’on peut accumuler dans une pile est simplement incroyable.

Revenons à Monsieur: on trouve peu de patrons pour hommes (évidemment) et encore moins en tissu tissé. Heureusement, Benoit, quasi-frère et camarade de couture m’a recommandé de ce patron qu’il a testé: le Tee Shirt de Merchant & Mills.

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Un an de blogue: Bilan et l’article le plus lu

Il y a un an, je publiais le premier article sur ce blogue, encouragée (ou apeurée?) par une pile de linge à réparer que j’avais mis de côté pour ce fameux jour où « j’aurais le temps » de les réparer. Grâce à ce blogue et ses lecteurs, je me suis tranquillement mise à prendre le temps de réparer ce qui se trouvait dans cette fameuse pile (qui existe toujours, par ailleurs), en allant au-delà de la classique patch. En préparant cet article, j’ai été étonnée de la quantité de vêtement que j’ai pu réparer durant cette année…

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Réparer plein de choses sur des jeans et la solution pour les faire tenir en place

Quelque chose que je ne comprends pas dans les références sur le reprisage, c’est le nombre de réparations sur les genoux. Soyons francs : à quand remonte la dernière fois où vous avez déchiré le genou d’un vêtement, en particulier d’un jean? Si ça m’est déjà arrivé, et je dis bien si, ce me serait arrivé au primaire, c’est-à-dire dans un autre siècle.

J’avais dans ma pile de reprisage une des paires de jeans les plus usées qui est une illustration parfaite de cette absurdité: peu présentables dans l’ensemble, les genoux étaient encore en parfait état! C’était l’occasion de tester des réparations un peu plus frivoles. La frivolité a été perdue quelque part dans l’évolution de ce projet, mais la transformation en a fait la paire la plus confortable de ma garde-robe: un mal pour un bien. Effectivement, j’ai trouvé, mesdames et messieurs, une solution qui fait en sorte que les jeans tiennent en place – et non, ce n’est pas une ceinture.

Commençons par une mise en contexte sur l’état de cette paire de jeans: passe-ceintures en décrépitude, fourche amincie, petit trou proche de la braguette, tissu élimé aux coutures, à la ceinture et à l’ourlet. Voyez par vous-même:

J’ai débuté avec un plan d’action très sophistiqué:

  1. Renforcer la fourche
  2. Trouver quoi faire avec les passe-ceintures
  3. Refermer ou couvrir les petits trous
  4. Couvrir tous les bords élimés avec du tissu

1. Réparer la fouche

J’utilise la technique de Mending Matters et que j’ai aussi utilisée pour les pantalons mauves de Monsieur. J’ai réparé la fourche d’abord car les autres réparations seront faites à l’extérieur, et on ne veut pas que le fil de broderie soit visible par-dessus ces réparations.

Ça paraît vraiment très visible comme réparation quand la photo est en gros plan, mais somme toute cela sera beaucoup plus subtil sur le résultat final (ou si vous êtes moins paresseux que moi vous pouvez acheter un fil à repriser qui s’agence au vêtement que vous réparez).

2. Trouver quoi faire avec les passe-ceintures

Les passe-ceintures étaient très abîmés, autant les passes-ceinture eux-mêmes que le
tissu auxquels ils étaient attachés. La raison est simple: lorsque mes pantalons descendent, j’utilise les passe-ceintures pour les remonter.

Il m’est rapidement apparu qu’il faudrait les enlever, pour… les remplacer? Sans vouloir offenser ma fidèle petite machine à coudre, je ne pense pas qu’elle soit à la hauteur des 12 épaisseurs de denim à coudre ensemble pour faire des passe-ceintures. Je les ai simplement enlevés, en me disant: je ne porte pas de ceintures de toute façon. Je vous l’avoue, un petit doute subsistait. À défaut d’avoir une alternative, je me suis mise à la découture.

Quelques petites notes sur mes découvertes au cours de ce processus:

  • C’est une opération qui requiert un peu de délicatesse pour éviter de créer de petits trous dans le tissu et de découdre des choses utiles comme les surpiqûres de la ceinture
  • Le tissu qui se trouve dans les environs des passes-ceintures sera un peu plus foncé que le reste du vêtement. J’espère que cela s’effacera avec le temps
  • La pince à épiler est un outil étrangement utile pour enlever les petits fils

3. Refermer ou couvrir les petits trous

Après de nombreuses tergiversations avec moi-même, j’ai opté pour refermer au mieux les petits trous sans les recouvrir d’une patch. Avec le tissu que j’étais à veille de poser à l’étape 4, je ne pouvais pas imaginer de patch extérieure qui puisse ne pas avoir l’air… d’une patch justement. Étant donné la position des petits trous (un proche de la braguette, deux à côté des poches avant), les patchs auraient été trop évidentes. Comme le tissu des jeans est usé, la couleur n’est plus unie et les réparations sont donc plus subtiles à condition d’avoir du fil à peu près de la bonne couleur.

4. Couvrir tous les bords élimés avec du tissu

Couvrir des bords élimés avec du tissu est une technique que j’ai déjà utilisée sur ce blogue pour réparer une braguette, des poches (deux fois) et un bord de pantalon. J’ai décidé de l’utiliser à plus grande échelle pour cette paire de jean en couvrant: toute la fourche, la couture intérieure des jambes, les surpiqûre à l’arrière, la bordure de la braguette et la bordure de la ceinture.

Et c’est ainsi que par accident j’ai découvert un remède simple pour soigner un mal qui m’affecte depuis longtemps (les jeans qui ne tiennent pas à la ceinture): un biais cousu sur la bordure de la ceinture du jean (de laquelle tous les passe-ceinture ont été enlevés). Je m’étais même presque convaincue que je devais profiter de cette réparation pour ajuster le jean en ajoutant un élastique ou un bouton ou même en rapetissant la ceinture. Mais non, tout cela n’est pas nécessaire: le biais est entièrement suffisant.

Mais pourquoi cela fonctionne-t-il? Le biais a été fabriqué avec un tissu tissé non extensible. Bien sûr, le biais est légèrement extensible (étant coupé sur le… biais du tissu), mais il l’est moins que le tissu extensible du jean. Lorsqu’il est cousu sur la ceinture du jean, le biais réduit la capacité de la ceinture à s’étirer, ce qui fait en sorte que le jean reste bien en place. À noter: cela fait aussi en sorte que tous les autres endroits où j’ai appliqué le biais à l’horizontale sont rendus moins extensibles.

J’ai utilisés deux types de « biais » différents. Lorsque la bordure pouvait être prise en « sandwich », j’utilisé un biais régulier. Pour les coutures, j’ai utilisé ce que j’ai appelé du « 3-épaisseurs », qui est comme du biais, mais à trois épaisseurs au lieu de quatre.

Pour poser le biais, vous pouvez vous référer à ce dessin que j’ai déjà publié. Le dessin ci-dessous expliquer comment poser le 3-épaisseurs.

J’ai utilisé du tissu que je possédais déjà pour faire les deux types biais. Comment le choisir?

  • Il faut un tissu relativement résistant, j’ai donc préféré les tissus tissés serrés.
  • Il faut un tissu pas trop épais, étant donné le nombre d’épaisseurs
  • Il m’aura fallu au total environ 3 mètres, donc en quantité suffisante (un carré d’environ 50 cm)
  • Idéalement quelque chose qui ne jure pas avec le vêtement à réparer

C’est ici que toute la frivolité du projet a disparu: le seul tissu que j’avais qui remplissait toutes ces conditions était un tissu uni de couleur vert forêt.

Si vous voulez vous lancer dans l’aventure de fabriquer votre propre biais, je vous conseille ce tutoriel pour découper les bandes de tissu et celui-ci pour les plis. Personnellement, j’ai testé la méthode de pli pour la première fois et… juste wow!

Et voilà! J’ai passé pas mal de temps à réparer ces jeans, puisque j’ai cousu la majorité du biais à la main. La prochaine fois, je tenterai de faire le tout à la machine à coudre et je vous en partagerai les résultats. D’ici là, surveillez vos genoux, on ne sait jamais quand un trou peut apparaître!

J’ai cousu: Le chandail Curlew de Merchant & Mills

Je continue mon épopée visant à coudre tout ce qui reste dans ma pile de tissu tout en me confectionnant des hauts de tous les jours. Après avoir cousu le Kabukee Tee, je me suis lancée dans la fabrication du Curlew version chandail à manches longues qui est proposé dans le Workbook de Merchant & Mills (en anglais).

Le résultat est un heureux mariage entre ce livre que j’ai acheté alors que je flânais dans une librairie du centre-ville et un tissu coloré que j’ai acheté lors d’un voyage en Afrique du Sud (et qui, ai-je constaté en le découpant, ne vient pas d’Afrique du Sud). C’est l’un des chandails que je porte le plus souvent ces temps-ci: il est confortable, léger et a un motif sympathique. En plus, comme je l’ai pré-lavé et pré-séché à la machine, il ne nécessite aucun soin particulier: le summum.

C’est d’ailleurs dans l’esprit de la marque Merchant & Mills (et son slogan « Clothes not fashion« ), de faire des vêtements fonctionnels qui durent.

Les photos de leurs patrons dans le livre ont un style assez particulier et je me demandais si les vêtements me conviendraient. Je vous partage donc mes impressions.

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Cacher de grosses taches élégamment avec un ruban semi-transparent

Je commence par une annonce d’intérêt public: n’utilisez pas d’eau de javel lorsque vous portez un chandail que vous aimez. Et bien sûr, faites ce que je dis et non pas ce que je fais – l’image ci-dessous témoigne bien du fait que je n’ai pas respecté ce principe simple. En voulant nettoyer mon comptoir « rapidement », j’ai rapidement ruiné ce chandail que j’aimais beaucoup . Oui oui, on parle de belles grosses taches bien en vue sur le devant du chandail et d’une petite sur la manche. Des taches nombreuses et dispersées: un vrai cauchemar!

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