Mouchoirs réutilisables: comment les adopter en douceur

Maintenant que j’ai expliqué pourquoi acheter des mouchoirs réutilisables dans le commerce n’est pas nécessairement une bonne option pour la planète, je sens la responsabilité de fournir une proposition de rechange. Je vous partage ci-dessous comment j’ai développé ma flotte de mouchoirs en essayant de l’adapter à mes besoins sans trop me casser la tête. C’est aussi possible que les mouchoirs réutilisables ne soient pas pour vous, comme je l’écrivais: tout dépend de vos habitudes. Si vous avez des doutes, j’espère que cet article vous aidera à y voir plus clair.

Le bon moment

J’ai commencé mon aventure avec trois mouchoirs réutilisables que j’ai fabriqués parce que je cherchais une option pour réutiliser un haut en coton avec une tache bien en vue. Il nous restait alors plusieurs boîtes de mouchoirs à la maison, ce qui s’est finalement avéré très pratique. Ces boîtes restantes nous ont donné l’occasion de tester les mouchoirs jetables et les réutilisables pour voir si ça nous convenait. Nous avons pu coudre graduellement des mouchoirs supplémentaires à partir de restes de tissu, sans stress. J’ai testé différents tissus, différentes tailles et différentes techniques. Éventuellement, nous avons utilisé tous les mouchoirs jetables qu’il nous restait (les dernières boîtes ont été particulièrement longue comme on s’imagine) et nous n’utilisons que des mouchoirs réutilisables désormais.

Le tissu

J’ai identifié au cours de mes réflexions, lectures et tests, trois critères pour choisir un bon tissu pour vos mouchoirs. Je m’avancerai même jusqu’à dire qu’ils sont classés en ordre de priorité:

  • Le tissu a déjà servi (c’est l’une des conclusions du premier article de cette série) – pensez à des draps, vêtements accessoires qui ont de petits défauts (tache, déchirure, trou, déformation), les options sont nombreuses
  • Le tissu est doux pour votre nez (car on veut utiliser nos mouchoirs longtemps) – un choix personnel!
  • Le tissu est absorbant (le but reste d’absorber du mucus)

Quelques précisions sur le dernier point, surtout pour la composition et les motifs:

Sur la composition, la plupart des blogues vous recommanderont absolument un tissu fait à 100% de coton. Si vous utilisez un tissu que vous avez sous la main, il est possible qu’il n’y ait pas (ou plus) d’étiquette ou que vous n’ayez pas de tissu 100% coton sous la main. M’étant retrouvée dans cette situation, j’ai fait le test. J’ai transformé une vieille taie d’oreiller 50% polyester, 50% coton en une douzaine de mouchoirs, en me disant qu’on n’y verrais probablement que du feu. Au contraire, les mouchoirs sont clairement beaucoup moins absorbants que mes mouchoirs faits de tissu à 100% coton et Monsieur les déteste. On peut cependant, à mon avis, remplacer la règle du 100% coton par une règle plus approximative suivante: plus le pourcentage de coton est élevé, mieux c’est. Que le tissu soit un tricot (par exemple un vieux t-shirt) ou un tissu tissé (comme ma vieille taie d’oreiller) ne semble pas faire de différence.

Côté motif, il est préférable d’éviter les tissus imprimés. Effectivement, la fibre du tissu ayant déjà absorbé l’encre d’impression, elle pourrait avoir une capacité réduite à absorber le mucus. Pour reconnaître les tissus imprimés, il sera utile de regarder l’envers du tissu: souvent le motif y sera moins visible ou moins défini.

Le nombre

Le nombre de mouchoirs dépendra de facteurs qui vous sont propres: selon la fréquence à laquelle vous vous mouchez, le nombre d’endroits où vous aimez avoir des mouchoirs dans votre foyer et le nombre de personnes qui y vivent vous arriverez à un chiffre différent. On pourrait dire que c’est un objet assez intime. Si ça peut vous aider, Monsieur et moi avons une « flotte » d’environ 35 mouchoirs, répartis en trois piles. On en manque parfois en période d’allergies et, lorsque c’est le cas, on en confectionne quelques uns supplémentaires.

Faire des mouchoirs demande moins de tissu que je ne l’aurais imaginé, donc comme on dit en bon québécois: ne partez pas en peur. Une taie d’oreiller donne environ 12 mouchoirs. Ne commencez pas par tailler un drap pour ensuite vous retrouver avec une quantité écrasante de découpage ou de couture à faire. Vous en serez dégoûtés et pas plus avancés.

La technique

C’est le sujet le moins pertinent de cet article! À peu près n’importe quelle finition ferait l’affaire, cela dépend seulement de votre niveau de patience, de votre sensibilité à l’aspect esthétique de vos mouchoirs et de l’équipement que vous avez. On prend la décision sachant qu’on gardera les mouchoirs longtemps!

Technique rapide et sans équipement: découper les mouchoirs

On découpe des formes dans le tissu et voilà! Si vous utilisez un tricot (comme votre vieux t-shirt), les bords resteront en bon état. Si le tissu est tissé, ils se déferont progressivement. Si ça ne vous dérange pas, pourquoi se priver?

Technique rapide, mais pas jolie (à la machine à coudre): coudre un zigzag

Après avoir découpé le mouchoir, on coud le contour avec un point zigzag en trois étapes pour plus de solidité (voir l’illustration ci-dessous). Contrairement à la technique précédente, les bords ne se déferont pas même si le tissu est tissé, mais par contre ils seront laids (soyons honnêtes!).

Technique pas rapide mais jolie (à la machine à coudre): faire un ourlet

Après avoir découpé un carré, on replie deux fois les bords de chaque mouchoir et on coud avec un point droit (ou même décoratif si le cœur vous en dit). La technique est assez fastidieuse, mais donnera le plus beau résultat si vous n’avez pas de surjeteuse. J’ai essayé une variété de techniques pour aller plus vite: utiliser un pied à ourlet, faire un bâti d’abord, appuyer sur la pédale de la machine avec plus de vigueur, trouver une autre technique de repassage… Rien n’y fait, c’est long, je vous le garantis. C’est la faute des coins!

Je peux vous proposer trois solutions pour aller un peu plus vite

  • Utiliser davantage le fer à repasser, n’épingler que lors qu’absolument nécessaire. Le premier mouchoir sera plus difficile, mais on y gagne après en avoir fait quelques uns
  • Utiliser la bonne technique pour les coins, je vous recommande ce tutoriel. Les jeux d’angles et les mesures paraissent un peu compliqués à première vue, mais, une fois maîtrisée, la technique permet d’être plus précis sans perdre en vitesse
  • Enrôler la maisonnée. Monsieur, qui ne connaît rien à la couture, a pu me donner tout un coup de main en mesurant et repassant les ourlets. Après tout, il n’y pas que les couturiers et couturières qui utilisent des mouchoirs!

Technique rapide et jolie (à la surjeteuse): surjeter

Je n’ai pas de surjeteuse, donc je ne peux pas en dire bien plus sur le sujet! Je vous conseille le blog de Mars Elle pour plus de détails.

J’espère vous avoir donné assez d’informations pour décider en toute connaissance de cause si le mouchoir réutilisable est pour vous. Sinon, laissez votre commentaire ci-dessous et j’essaierai d’y répondre au meilleur de mes connaissances!

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